Foire aux questions et réponses / FAQs

Instructions pour un danger immédiat ou imminent

En cas d’incident violent qui met directement en danger votre intégrité physique ou celle d’un membre de votre famille, n’hésitez pas à quitter votre domicile et à appeler le numéro 100 et /ou à chercher refuge au commissariat de police le plus proche. La protection de votre intégrité physique est une priorité.

Si vous ne pouvez pas parler, envoyez un message (SMS)au numéro 100 indiquant

  • a) votre adresse,
  • b) votre nomet
  • c) le type d’urgence (par exemple « ma vie est en danger », « je subisse des violences de mon mari »).

Si vous ne pouvez pas contacter les autorités vous-mêmes, demandez à une autre personne de confiance de les contacter de votre part (par exemple un parent, un ami ou un médecin).

Si vous êtes maltraité par votre partenaire et que vous souhaitez demander de l’aide, vous pouvez obtenir les informations et l’assistance nécessaires sur le numéro d’urgence : 15900, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et également au Centre de conseil le plus proche. Pour plus d’informations sur les Centres de conseil, cliquez ici : http://www.isotita.gr/emfyli-via/

Il y a la possibilité de rester dans une auberge de femmes dont l’adresse est confidentielle, comme solution temporaire. Vous devrez appeler lenuméro d’urgence 15900 ou contacter un Centre de conseil pour obtenir des conseils et être orientée.

Si vous considérez qu’il s’agit d’une menace urgente, vous pouvez appeler le numéro 100 et signaler l’incident même de manière anonyme. Vous pouvez également vous présenter au bureau du Procureur. Pour les abus sur mineurs, vous pouvez également contacter l’organisation www.hamogelo.gr  (Le sourire de l’enfant) à la ligne d’urgence pour enfants 1056, de manière anonyme ou pas.

Le plan d’évasion personnel est le plan que vous aurez conçu pour que vous puissiez vous échapper rapidement et en toute sécurité, en cas d’incident violent.  Entraînez-vous à vous échapper en toute sécurité. Essayez de mémoriser votre plan de sécurité personnel, afin d’être prête en cas d’urgence.

  • Gardez toujours votre téléphone portable près de vous.
  • Maintenez un accès facile et direct aux documents d’identité, aux livrets bancaires, etc. Faites des photocopies de ces documentset cachez-les dans une autre chambre de la maison (de préférence dans la chambre suivante)
  • Trouvez une chambre de la maison verrouillée de l’intérieur où vous aurez accès à un téléphone et à une sortie en même temps.
  • Mémorisez les téléphones importants : Police (100), Ligne d’urgence pour les femmes (15900), Ambulance (166), les numéros des amis et des parents de confiance auxquels vous pouvez s’adresser immédiatement.
  • Si vous avez des voisinsàqui vous faites confiance, informez-les de vos problèmes. Demandez-les d’appeler la police s’ils se rendent compte que vous êtes en danger.
  • Inventez un mot de passe ou une phrase avec vos enfants, parents, amis et /ou voisins qui signifieque vous êtes en danger et qu’ils devraient appeler le 100.
  • Apprenez à vos enfants à ne pas se mettre au milieu en cas d’incident violent et à appeler le 100 en cas d’urgence. Expliquez-les ce qu’ils doivent mentionner (nom, adresse et numéro de téléphone).
  • Préparez une valise d’urgence pour vous et vos enfants avec tous les documents nécessaires, de l’argent, des copies de clés, une ou deux de vos choses préférées, etc. que vous aurez cachée dans un endroit secret mais accessible où vous pouvez la prendre immédiatement en cas d’évasion ou, idéalement, que vous l’aurez confiée à une personne de confiance (par exemple, un ami proche).
  • Prévoyez une solution d’hébergement temporaire au cas où vous auriez besoin de quitter la maison. Si vous choisissez un parent ou un ami, choisissez idéalement une personne que le malfaiteur ne connaît pas.
  • Après avoir quitté la maison, éteignez votre téléphone portable ainsi que les « services de localisation » ou toute autre chose qui pourrait révéler votre endroit à l’agresseur. Si possible, obtenez un nouveau numéro de téléphone confidentiel.

Quels sont vos droits?

La violence domestique est un délit et est strictement punie par les dispositions de la loi 3500/2006.

Oui, vous avez le droit d’utiliser en partie ou en totalité le montant disponible sur le compte. Cet argent appartient à vous aussi.

Si vous vous sentez menacé vous-même et /ou vos enfants, vous avez le droit de quitter le domicile avec vos enfants sans sanctions légales et de contacter les autorités compétentes : Le commissariat de police et le bureau du Procureur, les Centres de conseil, etc.

En tant que survivante de la violence domestique, vous avez le droit de recevoir des soins hospitaliers ainsi que de signaler l’incident aux autorités, même si vous n’avez pas des documents légaux pour votre séjour dans le pays. Pendant la durée d’examen de votre cas, les autorités n’ont pas le droit d’imposer des sanctions et /ou de vous rapatrier dans votre pays d’origine (loi 4531/2018). Vous avez le droit à des soins hospitaliers dans tous les cas, indépendamment de la forme de violence basée sur le genreque vous avez subi (violence physique /sexuelle /violence domestique ou pas).

Services de soutien aux survivants de violence sexiste

Ligne d’urgence – 15900

La ligne d’urgence -15900 est un service qui permet aux femmes survivantes de violences basées sur le genre ou à un tiers de contacter un personnel spécialisé (psychologues, sociologues) qui fournit d’assistance et des conseils immédiats en cas d’urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.  Il y a aussi la possibilité de communication via courriel à l’adresse électronique : [email protected]

Les Centres de conseil sont des établissements qui fournissent des services gratuits aux femmes. Les services comprennent :

  • informations sur l’égalité des sexes, la lutte contre la violence et la discrimination à l’égard des femmes
  • support social, psychologique, juridique et soutien à l’emploi
  • orientation et /ou accompagnement (si nécessaire) aux auberges de femmes, hôpitaux, autorités, etc.
  • assistance judiciaire, en collaboration avec les barreaux

Il y a des centres de conseil à Athènes (Syntagma, Omonia), Le Pirée, Ioannina, Héraklion, Thessalonique, Corfou, Kozani, Komotiní, Lamia, Larissa, Mytilène, Patras, Syros et Tripoli. En outre, les municipalités d’Alexandroúpolis, Arta, Veria, Elefsina, Zakynthos, Thèbes, Kavala, Kalamata, Karditsa, Kefalonia, Kastoria, Kateríni, Keratsini-Drapetsona, Corinth, Kos, Peristeri, Préveza, Pyrgos, Réthymnon, Rhodes, Serres, Trikala, Florina, Filis, Chalandri, Chalkida, et Chios ont des Centres de conseil.  Pour plus d’informations sur les Centres de conseil, cliquez ici : http://www.isotita.gr/emfyli-via/

Le Centre Diotima fournit aux survivantes de violences domestiques vivant àAthènes ou qui sont citoyennes de la municipalité d’Athènes, quelle que soit leur nationalité, les services suivants :

  • assistance juridique gratuite et représentation auprès des autorités judiciaires
  • soutien psychosocial gratuit

Le Centre Diotima fournit aux réfugiées survivantes de toute forme de violence basée sur le genre vivant à Athènes, Thessalonique et Lesbos les services suivants :

  • assistance juridique gratuite et représentation auprès des autorités judiciaires
  • soutien psychosocial gratuit
  • participation gratuite à des groupes d’autonomisation

* Nous notons que les services fournis changent de temps à autre car ils dépendent du financement disponible.

Coronavirus et violence sexiste

En cas d’incident violent qui met directement en danger votre intégrité physique ou celle d’un membre de votre famille, n’hésitez pas à quitter votre domicile et à appeler le 100 et /ou à chercher refuge au commissariat de police le plus proche. La protection de votre intégrité physique est une priorité.

Oui, vous avez le droit d’aller au commissariat de police le plus proche et de signaler l’incident sans être sanctionné.

Il a été observé qu’il y avait une augmentation des incidents de violence domestique dans des conditions de confinement, puisqu’un certain nombre de facteurs externes exacerbant les caractéristiques violentes préexistantes de l’agresseur. Les accès de violence ne sont pas causés par le confinement, mais ce facteur peut aggraver les choses. Il n’y a aucune garantie que les accès de violence finiront avec la fin du confinement.

Les tribunaux sont actuellement fermés en raison de l’état d’urgence et la progression de certain cas sera donc retardée. Les cas urgentssont examinés et suivis par l’équipe juridique du Centre Diotima.

En raison de l’état d’urgence, le personnel du Centre Diotima travaille à distance. Cependant, nous essayons de fournir des services à distance en utilisant des moyens électroniques. Vous pouvez nous contacter aux numéros de téléphone suivants: Athènes: 210-3244380, Thessalonique: 2310-54445, Lesbos: 22510-24730

SORTEZ IMMEDIATE

Women who experience gender-based violence need your support

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